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La gran dramaturgia de Galemiri.

Por Matthias Langhoff
Director suizo

Las obras de Galemiri son desconcertantes y llenas de enigmas.
Repleta de « historias » y de « Historia ».
No conocen la calma en su forma cerrada.
El teatro deviene cine, el cine deviene teatro.
La filosofía , el antiguo Testamento, los cómics, la pornografía, el psicoanálisis, y las jergas de la calle se entremezclan y se transforman en imágenes de batallas nunca capituladas.
Los personajes de Galemiri se golpean, se ensucian, se persiguen, se violan con la palabra.
Detrás de las palabras vive el horror insensato que empuja a los hombres contra los hombres.
El horror cotidiano, el de hoy en día, el de ayer, el de la herencia.
Sin embargo, sus escritos no son violentos, están llenos de ironía, humor, escépticos y de vez en cuando incluso muy seductores , secretos.
Las figuras de Galemiri están encadenadas en los clichés, viven, piensan y hablan en « el chiclé » .
No se escuchan.
Ni siquiera lograr hablarse.
En el mundo de Galemiri se produce el acercamiento sólo como una agónica forma del deseo sexual y de la dominación de uno sobre el otro.
Sus personajes van hacia alguien como un movimiento en fuga.
Un mortal Taishi que fue desarrollado por el viejo Vushu.
Las obras de Galemiri son desconcertantes.
No hay mejor manera de hablar bien de la gran dramaturgia .

Matthias Langhoff, mayo de 2007

(Versión en francés)

Les textes de Benjamin Galemiri sont déconcertants et pleins d’énigmes.
Pleines d’histoires et d’Histoire.
Ils ne connaissent pas le calme dans une forme fermée.
Le théâtre devient film et le film devient théâtre.
La philosophie, le vieux Testament, les bandes dessinées, la pornographie, la psychanalyse, et les jargons de rue se mélangent et deviennent des images de batailles jamais finies.
Les figures de Galemiri se frappent, se salissent, se poursuivent, se violent avec des mots.
Derrière les mots vit l’horreur insensée qui pousse les hommes contre les hommes.
L’horreur quotidienne, celle d’aujourd’hui, celle d’hier, celle de l’héritage.
Pourtant ces textes ne sont pas violents, ils sont gais, pleins d’ironie, d’humour, septiques et de temps en temps même séduisants, secrets.
Les figures de Galemiri sont enchaînées dans les clichés, ils vivent, pensent et parlent clichés.
Ils ne s’écoutent pas.
Ils n’arrivent pas à se parler.
Dans le monde de Galémiri se trouve un rapprochement seulement comme une envie sexuelle dans la domination de l’un et de l’autre.
Aller vers quelqu’un dans un mouvement de fuite.
Un mortel Taïshi qui s’est développé du vieux Vushu.
Le texte de Benjamin Galemiri sont déconcertants.
Et il n’y a pas beaucoup mieux à dire sur des textes.

Matthias Langhoff, Paris, le 13 mai 2007

(Versión en alemán)

Benjamin Galemiris Texte sind verwirrend und voller Rätsel.
Voller Geschichten und Geschichte.
Sie kennen keine Ruhe in festen Formen.
Theater wird zum Film und Film wird Theater.
Philosophie, das alte Testament, Comic und Pornographie, Psychoanalyse und Straßenjargon vermischen sich und werden so zu Bildern nicht endender Kämpfe.
Galemiris Figuren schlagen, beschmutzen, verfolgen und vergewaltigen einander mit Worten.
Hinter den Worten lebt das unsinnige Grauen das Menschen gegen Menschen treibt.
Das tägliche Grauen: das Heutige, Gestrige und das geerbte Grauen.
Bei all dem sind seine Texte nicht gewalttätig. Eher verspielt, voller Ironie, voller Humor; skeptisch und ab und an sogar verführerisch süß.
Galemiris Figuren sind gefesselt in Klischees, leben, denken und sprechen Klischees.
Sie hören sich nicht und sprechen aneinander vorbei.
In Galemiris Welt findet Annäherung nur statt als sexuelle Lust auf Herrschaft über den anderen.
Ein aufeinander Zukommen im Weglaufen.
Ein tödliches Schattenboxen.
Benjamin Galemiris Texte sind verwirrend.
Es gibt nicht viel besseres was man über Texte sagen kann.

Matthias Langhoff.

ias Langhoff, Paris, le 13 mai 2007